vendredi 1 novembre 2019

Jour cent trente deux : Un récif dans mon salon épisode 5



Bac 90 litres 
Population au 132ème jour :
3 amphiprions occellaris
 (dont blacky the best)
1 pictichromis paccagnellae
2 Lysmata amboinensis (crevettes)
2 Paguristes cadenati (bernard l'ermite)
2 Calcinus gaimardii (bernard l'ermite) 
4 astrea étoilés (escargots) 
3 zoanthus (coraux mous)
2 pachyclavularia (coraux durs)
1 sarcophyton (corail mou)
2 xenus pumping (coraux mous)
1 Duncanopsammia axifuga (corail dur)
1 Symphyllia agaricia (corail dur)
1 Caulastrea echinulata (Corail dur)
et beaucoup de microfaunes...

samedi 19 octobre 2019

Jour cent vingt : Un récif dans mon salon épisode 4

Quatrième épisode consacré à mon bac marin de 90 litres, celui-ci présente mes différentes espèces de coraux notamment mes premiers coraux durs. 

Globalement depuis le troisième épisode, tout se passe bien dans l'aquarium, même si quelques événements ont été moins heureux. Mais je reviendrai en détail sur la période écoulée dans un prochain article.

dimanche 6 octobre 2019

Jour cent sept : Points blancs et velours en eau de mer

Depuis le changement de bac, j'ai connu pas mal de péripétie, le clown orange acheté la veille du changement de bac est mort, et je pense que j'en suis un peu responsable. Deux jour après le changement de bac, en observant le poisson à la loupe, je trouvais que celui-ci était légèrement blanchâtre. Blacky n'était pas génial non plus, j'ai pensé peut-être à tort, que je devais mettre les deux poissons dans un bac hôpital. J'ai donc placé blacky et ce clown orange dans un bac de vingt litres, rempli avec de l'eau du bac. Je ne m'étais encore peu renseigné sur la maladie du point blanc et du velours (chose que j'ai faite depuis...). Et j'ai voulu les traiter avec un médicament à large spectre de chez Prodibio, Bacteria & Fungi, malheureusement, je pense que la dose était un peu forte. Le lendemain, le clown orange est mort... J'ai changé une partie de l'eau et j'ai laissé black en quarantaine pendant une semaine, en continuant le traitement. 


Comme je ne savais pas que le parasite survivait au moins 28 jours sans poisson, et toujours empressé de repeupler mon bac, j'ai acheté un couple de clown orange chez Bontanic, un pachyclavularia (corail) ainsi qu'un joli vanille-fraise (le 4ème...). Deux jours plus tard, ce poisson qui s'était réfugié dans une de mes deux pompes de brassage Tunze (celle qui fonctionne par alternance) s'est fait surprendre par le démarrage de l’hélice. Je vous laisse facilement imaginer la suite. Je n'ai compris ce qui lui était arrivé exactement que quelques jours plus tard, en voyant un autre poisson entrer dans la pompe. Le corps avait une large entaille dans le ventre, et je croyais que des bernard-l'hermite avaient commencer à le dévorer. Il n'en était rien. Pour moi, il s'agissait encore du parasite. 


J'ai contacté Botanic pour leur signaler la mort du vanille fraise, alors que j'en n'en connaissais pas l'origine. Ils m'ont proposé de m'offrir un nouveau pictichromis paccagnellae (le 5ème). Quelques jours plus tard, je suis donc aller chez Botanic pour récupérer ce poisson, j'en ai profité pour acheter un Chrysiptera talboti (une demoiselle) et un "beau" zoanthus. 


Voyant que le pictichromis et le chrysiptera se frottaient parfois au rocher, j'ai procédé à un traitement du bac principal avec un produit de chez Prodibio, Spots & Velvets Salt. Ce traitement est sans danger pour les coraux et les invertébrés. 

Je m'étais renseigné entre temps, lecture d'articles, vidéos sur YouTube (même en anglais). Je sais maintenant qu'on ne vient pas au bout de ces bactéries si facilement. Le mieux étant un bac sans poisson pendant 28 jours et une ou deux semaines environ. Les parasites responsables de cette maladie sont: 

- Oodinium ocellatum (points blancs en eau de mer)
- Ichthyophthirius
- Cryptobia
- Cryptocarion

Elles sont souvent dévastatrices et il est très difficile de s'en débarrasser tant qu'on a des poissons dans son bac. elles se détachent des poissons après quelques jours. On peut accélérer leur cycle en augmentant la température du bac de deux à trois degrés (pas top pour les coraux en revanche). Elles se détachent ensuite du poissons, et tombent dans le sable où les œufs (je ne connais pas le terme exact) se multiplient très rapidement. Ces parasites n'affectent pas les coraux et les invertébrés.

Aujourd'hui le traitement est terminé. Je n'ai pas de victime pour le moment mais le vanille fraise et la demoiselle se frottent régulièrement contre les pierres et les éléments du décor. Je ne suis donc pas très optimiste pour la suite et je reste très prudent. La vidéo de l'article précédent montre le bac dans son état actuel avec ses occupants. 

Jour cent sept : vidéo épisode 3

Beaucoup de changement sur le récif, et très peu d'articles ces derniers temps. J'y reviendrai plus longuement. De nouveaux poissons sont arrivés ainsi que des coraux, d'autres sont morts dans l'intervalle, surdose médicamenteuse et accident avec la pompe de brassage. Par moment, on peut avoir envie d'arrêter l'aquarium marin. Pour rester positif, j'ai quand même fait une petite vidéo de présentation du nouveau bac de 90 litres qui est pour moi le compromis idéal en nano-récifal.

jeudi 19 septembre 2019

Jour quatre vingt dix

Au lendemain de mon dernier article, la santé des poissons c’est dégradée. Tout d’abord le vanille-fraise son comportement que je prenais d’abord pour une absence de timidité s’est révélée liée à une maladie que j’ai diagnostiqué comme étant la maladie du velour. Le corps se recouvrait d’une sorte de pellicule blanchâtre. En faisant attention de plus près aux autres poissons j’ai noté que les clowns et la demoiselle étaient aussi touchés. Le mardi je me rendais chez Botanic et j’achetais un traitement de chez Prodibio. le soir, en rentrant chez moi, je retrouvais le vanille-fraise et un des clown celui mis à l’écart morts. J’ai immédiatement appliqué le traitement, les trois poissons encore en vie étaient couverts par la pellicule de velour et leurs mouvements étaient restreints. Le mercredi soir le clown orange et la demoiselle étaient morts. Il ne restait que mon clown noir « black », il était très fatigué. J’ai poursuivi le traitement et dans les deux jours qui ont suivi, celui-ci semblait aller mieux. J’ai terminé le traitement ce lundi. Black est mieux et semble avoir survécu, même si sa robe et ses nageoires ne sont pas du meilleur aspect. 

Compte tenu de son caractère, je ne souhaitais pas attendre de trop avant d’introduire un autre clown. Il était également temps de faire le changement de bac. C’était sans doute l’occasion idéale, peu de poissons, et la moitié de l’eau du bac à changer suite au traitement afin d’évacuer les déchets médicamenteux. 

J’ai acheté un très joli clown mardi soir. Et j’ai procédé au changement de bac mercredi. Cette opération m’a pris 5 heures. J’ai récupéré le sable de corail « vivants » et chargé en bactéries, les pierres vivantes, et l’ensemble des animaux marins. Je précise que durant le traitement ceux-ci n’ont pas été affectés, il s’agissait d’un traitement adapté et non nocif pour eux. La microfaune était très nombreuse et prolifique dans le bac de 60 litres. 


Je vais être attentif aux nitrites (et aux nitrates) dans les prochains jours. Même si j’ai repris le filtre et les éléments de filtration de l’ancien bac, le sable vivant et les pierres vivantes, je n’ai aucune expérience de ce qui peut se produire lors d’un changement de bac. Logiquement comme les bactéries sont dans le sable et dans les éléments de filtration, il me semble probable que l’équilibre du bac est assuré. Mais je vais resté très vigilent sur les paramètres de l’eau. Pour ce changement de bac, j’ai installé 3 kilos de pierres vivantes supplémentaires. 

Autre élément à surveiller, la santé des deux clowns, j’espère que black n’est plus contagieux. Mais dans le doute, je dois m’assurer que le clown orange ne soit pas contaminé. Pour finir, hier en fin d’après-midi j’ai acheté une crevette déparasitante une  Lysmata amboinensis. Cette crevette nettoie les ouïes des poissons et débarrassent leur peau des parasites. 

Le bac reprend tous les accessoires du précédent, avec l’apport d’une seconde pompe de brassage identique à la première, une Nanostream Tunze 6015. Je l’ai installé à l’opposé et plus bas. Elle est branchée sur une prise programmable qui fonctionne 30 minutes toutes les 90 minutes pour assurer un courant contraire par alternance. 

Voilà, ce nouveau bac est en place. Le décor est à mon goût et sa forme carrée est très esthétique. Je vais suivre tout cela avec attention. Il est facile de passer d’une situation idéale à une autre catastrophique. 







lundi 9 septembre 2019

Jour quatre vingt

Quelques nouvelles du récif, d’un point de vue biologique, à l’exception d’un zoanthus en mauvaise santé, les occupants se portent très bien et la qualité de l’eau est bonne. La présence de nitrates tend à diminuer, je crois que les ampoules de chez Prodibio y sont pour quelque chose, les cyanobactéries ont disparu en quelques jours. Des algues sont présentes sur les pierres, mais le substrat est propre. Les pierres prennent de jolies couleurs et le bac respire la santé. La microfaune que j’observe à l’oeil nu et à l’aide d’une loupe est nombreuse et variée. 

La clarté de l'eau du bac marin
Microfaune prise avec zoom
Concernant le comportement de la faune aquatique : Le conflit entre le clown noir et le bicolore a tourné aux assauts incessants. Ce pauvre clown est mordu de partout : nageoires dorsales, latérales, caudale… Depuis samedi, il est isolé dans une épuisette. J’ai commandé un isoloir à poisson. Je ne sais pas si à terme cette situation sera viable, mais la santé des deux amphiprions est en jeu. Le black étant beaucoup plus serein depuis cette séparation forcée et il a repris un rythme de vie normal et calme en compagnie du troisième clown (orange) arrivé en même temps que lui. 



Les deux poissons fortement colorés, vanille-fraise et demoiselle à ventre jaune, se chamaille un peu mais c’est vraiment léger. Le pictichromis pacagnellae est peu timide et il reste le plus clair de son temps visible en pleine eau. Je n’aurais pas pensé pouvoir aussi facilement admirer ce poisson. J’espère qu’un tel comportement n’a rien d’anormal ou ne résulte pas d’une gêne liée à la présence des bernard l’ermite qui parfois gênent l’entrée de sa cachette. 

Jeudi dernier, 2 bernard l’ermite ont changé de coquilles, ni vu ni connu, bien évidemment ! Une des coquilles de nassarus que m’avait donné le vendeur de chez Animalis a été recyclée, entraînant derrière un autre changement d’habitation. L’ironie de l’histoire c’est que la coquille de l’escargot tué par les bernard l’ermite n’a toujours pas été récupérée… Je la laisse au fond en espérant qu’elle trouve un occupant. 

La seconde bouture de zoanthus se porte bien, comme le sarcophyton qui est magnifique. Les deux xénias en revanche ne semblent pas aller au mieux. Un des deux subit un brassage sans doute trop fort, j’ai déplacé le second dans une zone plus calme. Je vais surveiller de près ces deux coraux. 

Le sarcophyton avec les polypes repliées.
Le passage au bac de 90 litres se prépare. Celui-ci attend sa mise en eau, le meuble est monté. Les 3 kilos de pierres vivantes devraient être livrés dans quelques jours. Leur arrivée va enclencher la mise en eau de ce nouveau bac. Celui-ci sera une simple transition du contenu du premier avec l’ajout des litres d’eau complémentaires. Je consacrerai un article ou plusieurs à cette étape importante de la vie de mon bac marin.
  

lundi 2 septembre 2019

Jour soixante et treize : nassarius babylonia

Présentation de l'un de mes détritivores, un escargot de type nassarius babylonia. Un animal assez incroyable dans sa façon de se mouvoir et de se dissimuler dans le sable. Très rapide, il s'extrait du sable dans lequel il passe le plus clair de son temps, dès qu'il sent la nourriture.